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Autoréférentiel de l'UTC relatif à la formation et à la recherche
Référence bibliographique à rappeler pour tout usage :
Autoréférentiel de l'UTC relatif à la formation et à la recherche, Hilda Cecilia CONTRERAS AGUIRRE, Stage professionnel de fin d’études, MASTER Management de la Qualité (MQ), UTC, 2010-2011,
URL
: http://www.utc.fr/master-qualite, "Travaux, Qualité-Management", réf n°179

Résumé


L'enseignement supérieur du 21ième siècle est en pleine mutation avec des défis et des bouleversements sans précédents dans son histoire. Les enjeux sont divers et complexes. Ils concernent : la qualité des programmes d'enseignement, la pédagogie, les structures organisationnelles, le financement, les enseignants, et même les exigences de la société au travers des étudiants demandant une meilleure qualité des programmes d'étude.

Une société plus informée impose aux universités de travailler de façon plus performante, avec la mise en place d’améliorations continues et l'ouverture à l'environnement économique.

L'Université de Technologie de Compiègne (UTC), se caractérise comme une université innovante et performante, en constant évolution et croissance.

Dans cette logique, un référentiel d'auto-évalaution appelé « autoréférentiel de l'UTC » a été créé.

Son objectif principal  permettra à l’UTC non seulement de s’auto-évaluer  mais également  de réaliser un benchmarking d’autres structures du même type.

Cet outil met en évidence les spécificités propres de l'UTC et réaffirme la liaison structurelle entre les 3 composantes fondamentales : l'enseignement, la recherche et la relation à l'entreprise.

Mots clés : Auto-évaluation, Enseignement Supérieur, Formation, Recherche, Université de Technologie

Abstract


The 21st century higher-education is constantly changing, with unprecedented  challenges and transformations in its history. Related issues are diverse and complex. Among them, one can mention: teaching programs quality, pedagogy, organizational structures, funding, teachers, and even the demands of the society, through the students searching a quality curricula.

A well informed society asks for the universities to work more efficiently, with the implementation of continuous improvements and with openness to the economic environment.

The University of Technology of Compiègne (UTC), is characterized as an innovative and successful university, in constant evolution and growth.

In this context, a referential of self-evaluation named "UTC self-referential" has been created.

Its main objective will allow the UTC not only to self-assess, but also to make a benchmarking of other similar structures.

This tool highlights the characteristics of the UTC and restates the structural connection between its three basic components: teaching, research and relationships with entreprises.

Key words: Self-evaluation, Higher Education, Education, Research, University of Technology
                                                                                                                                        
Resumen

La educación superior del siglo 21 está cambiando debido a que enfrenta desafíos y transformaciones nunca antes vistas en su historia. Los temas relacionados con la enseñanza son diversos y complejos, entre ellos se pueden mencionar: la calidad en los programas educativos, la pedagogía, las estructuras organizacionales, la inversión, los profesores e incluso las exigencias de la sociedad manifestándose a través de los estudiantes, quienes demandan una mejor calidad en los planes de estudio.

Una sociedad mejor informada exige a las universidades trabajar de manera más eficiente, mediante la implementación de mejoras continuas y la apertura al entorno económico.

La Universidad de Tecnología de Compiègne (UTC), se caracteriza por ser una universidad innovadora y exitosa en constante evolución y crecimiento. En este sentido, un referencial de auto-evaluación llamado "auto-referencial de la UTC" ha sido elaborado, su objetivo principal es permitir a la UTC realizar auto-evaluaciones de sus formaciones y compararse con otras estructuras similares (benchmarking).

Esta herramienta enfatiza las características de la UTC y reafirma la conexión estructural entre sus tres componentes básicos: docencia, investigación y relación con la empresa.

Palabras claves: Autoevaluación, Educación Superior, Formación, Investigación, Universidad de Tecnología
                                                





Remerciements

Je tiens à remercier principalement M. Jean-Pierre CALISTE, co-responsable du Master Management de la qualité et tuteur de mon stage, pour tous ses conseils et recommandations pendant la réalisation du projet.

Mercie également à M. Gilbert FARGES, responsable du Master Management de la qualité, pour son soutien et ses précieux conseils.

Merci à tous les deux, pour l’accueil qui ils m’ont réservé au sein de l'Université de Technologie de Compiègne.

Mme. Claire ETIENNE, responsable des archives de l'UTC et MM. Hugo DUBOIS et Martin TRASCH, étudiants et représentants du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU), m’ont apporté une aide précieuse pour l’élaboration de l’autoréférentiel – Je les en remercie.

Enfin, merci à tous ceux qui ont été impliqués directement et indirectement dans ce projet et pendant mes études supérieures : en particulier ma famille, mais également, mes collègues et mes amis.




                                                                        Sommaire





                               Table des figures















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Chapitre I

Introduction


Défis des universités du 21 ième siècle

Ces dernières années, la place des universités est devenue de plus en plus important en raison de la mondialisation, plus précisément grâce à l'échange et l'exploitation de l'information par l'Internet ainsi que la mobilité de personnes. Maintenant, il est plus fréquent que les jeunes gens cherchent la meilleure offre de formation dans n'importe quel pays et cherchent les moyens financiers pour suivre la formation qu'ils ont choisie.

1.1  Historique : évolutions, transformations et bouleversements

En France, « l’organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'État » selon le préambule de la Constitution de 1946 (alinéa 13).
Historiquement, les universités ont eu un passé complexe puisqu'elles ont pu connaître de nombreuses transformations et bouleversements. L'organisation actuelle de l'enseignement supérieur est régi, en partie, par la loi du 26 janvier 1984, appelée loi Savary.

Cette loi se fixe pour objectifs de regrouper universités et grandes écoles dans un même texte de loi et de favoriser une plus grande ouverture de ces établissements sur le monde extérieur.

Plus tard, à la veille des années 2000, la construction de l'espace européen de l'enseignement supérieur et de la recherche par initiative intergouvernementale (initiée à la Soborne en 1998, ensuite à Bologne en 1999, à Prague en 2001, à Berlin en 2003 et à Bergen en 2005) vise deux objectifs principaux :

-  faciliter la mobilité des étudiants, des enseignants et des chercheurs en faisant du continent européen une vaste espace ;

-  rendre cet espace visible et attractif dans le monde entier.


Concernant l'organisation des études dans l'enseignement supérieur, depuis 2002, une réforme qui préconise l'harmonisation européenne des diplômés s'est mise en place.

La figure 1 montre une comparaison entre l'ancien modèle et le système LMD (Licence, Master et Doctorat), actuellement en vigueur.

fig1

Figure 1: Evolution du schéma des études supérieurs [17]


En 2006, la loi de programme pour la recherche est publiée par le journal officiel ; elle comporte 5 principes :

-  renforcer les capacités d’orientation stratégique et définir des priorités de la recherche française,

-  bâtir un système d’évaluation de la recherche unifié, cohérent et transparent,

-  rassembler les énergies et faciliter les coopérations entre les acteurs de la recherche,

-  offrir des carrières scientifiques attractives et évolutives,

-  intensifier la dynamique d’innovation et tisser des liens plus étroits entre la recherche publique et la recherche privée. [17]


1.2  Contexte : compétitivité et performance

Au niveau Européen

L'union européenne joue un rôle fondamental dans le domaine de l'enseignement supérieur puisqu'elle fixe des objectifs ambitieux tels que : former des professionnels de haut niveau, créer des nouvelles connaissances ainsi qu'encourager l'innovation.

Dans son effort de modernisation, l'Europe dispose actuellement d'environ 4 000 établissements d'enseignement supérieur, avec plus de 19 millions d'étudiants et 1,5 million d'employés.

Cependant, malgré cette unification de l'Europe, les gouvernements nationaux sont toujours responsables de leurs systèmes d'éducation et de formation et chaque université organise son propre programme.


Cela cause, certaines fois, des problèmes de financement et d'outils de gestion. C’est pour cette raison que l'union européenne souhaite continuer la réforme universitaire, avec des stratégies telles que celles de Lisbonne et de Bologne dont l'objectif principal était d’améliorer leur qualité, leur gouvernance et leur financement. Le défi continue avec la stratégie "Europe 2020" qui vise une modernisation et une restructuration de ce secteur, à cause d'une économie de plus en plus internationale. [6]

En France

En ce qui concerne la France, le nombre d'établissements et de structures de l'enseignement supérieur en 2009-2010 était de 1428, dont 1084 en province et 344 en 'île de France. [18]

Durant cette même période, les étudiants français inscrits en l'enseignement supérieur étaient au nombre de 2 316 000. Etant donné qu'il existe une attractivité plus importante de l'enseignement supérieur auprès des étudiants étrangers, le nombre d’inscrits dans les universités a augmenté de 12 %.

La mise en œuvre d'une stratégie nationale de recherche est en train de se construire. Elle constitue une part fondamentale de l'enseignement supérieur. En 2009, près de 66 500 étudiants étaient inscrits en doctorat à l’université et 11 400 doctorats ont été délivrés. La formation la plus récurrente  pour les étudiants de doctorat concerne le domaine des sciences.  [19]


     •  Autonomie budgétaire des universités

En 2009, la collectivité nationale a consacré 26,3 milliards d’euros à l’enseignement supérieur, soit une augmentation de 3,4 % par rapport à 2008. Cette somme correspond à l’ensemble des dépenses pour les établissements publics et privés à savoir l’enseignement et les activités liées : œuvres universitaires, administration, fournitures, bibliothèques universitaires, rémunération des personnels d’éducation en formation. Elle ne comprend pas le fonctionnement et l’investissement de la recherche des universités.

La Réforme de l’état, avec le vote de la Loi Organique relative aux Lois de Finance (LOLF) en 2001, impose aux responsables de définir, chacune à leurs niveaux, les stratégies, les objectifs et les indicateurs de performance des politiques publiques dont ils sont chargés.  [20]

La loi relative aux libertés et responsabilités des universités publiée en 2007, a pour objectif de leur permettre de libérer leurs énergies dans le cadre d’une mission de service public réaffirmée et éclaircie. Les principales dispositions de la loi cherchent à promouvoir une meilleure orientation et insertion professionnelle des étudiants et de rendre plus efficace le fonctionnement de l'université au travers de ses instances, telles que : le conseil d'administration (CA), le conseil des études et de la vie universitaire (CEVU), le conseil scientifique (C.S.) et le renforcement des pouvoirs du président.

La loi prévoit que toutes les universités françaises seront autonomes à l’horizon 2012. Au 1er janvier 2011, près de 90 % des universités étaient autonomes. [20]  La figure 2 montre le calendrier d’autonomie des universités.


fig2

Figure 2 : Calendrier d’autonomie des universités [20]

1.3  Université de technologie de Compiègne

L'Université de technologie de Compiègne, qui appartient à la catégorie des universités reconnues comme des Universités de Technologie (UT), est immergée dans ce contexte. Elles sont peu nombreuses en France. Il n’y a, en effet, que 3 universités de ce type, celle de Troyes, celle de Sevenans et celle de Compiègne. [19]

Le réseau des UT possède également une université à l'étranger, l’UTseuS (Université de Technologie Sino-Européenne de Shanghai) en Chine ; dont la mission essentielle est la formation, la recherche et le transfert de technologies. [22]

Le fondateur de l'UTC, Guy Deniélou avait fait le pari de trouver, entre les grandes écoles et l'université "classique", une troisième voie pour l'enseignement supérieur qui pourrait accentuer les liens avec l'industrie et tirer parti des systèmes étrangers. [10]

En effet, l'UTC a été créée par décret ministériel le 02 octobre 1972 par Guy Deniélou. Le fondateur de l'université, un ingénieur-chercheur a eu la vision de construire une université originale et innovante dont les caractéristiques principales étaient la liaison permanente entre l'enseignement, la recherche et l'industrie ainsi que l'insertion de l'étudiant dans le monde industriel au travers de stages.


fig3
Figure 3 : Centre de Recherche de Royallieu 1973
Photographe UTC, Jean Pierre GILSON
 

Avec 100 étudiants et 30 enseignants pour la première année, l'UTC est en train de devenir une icône de l'enseignement supérieur parmi les universités de technologie. [11]

En 1977, cinq années après sa création, l'université a continué de croître et d’innover avec 1000 étudiants et 250 chercheurs. Elle poursuit la définition de ses caractéristiques principales en termes d'enseignement, de recherche et de gouvernance. En ce qui concerne l'enseignement :

- la formation est séparée en semestres,

- les étudiants doivent passer deux semestres en entreprise,

- un accent particulier est mis sur les enseignements non techniques (langues, économie, etc.)

D'autre part, la recherche est orientée vers la technologie du quotidienne grâce a une  politique préconisant la réflexion sur la recherche appliquée. [10]


En 1986, M. Guy Deniélou, dans l'attente de son successeur met en évidence le succès de l'université avec des points clés tels que :

-  l'existence de deux conseils (celui de l'université et celui du directoire),

-  la répartition du personnel enseignant (deux tiers d'universitaires et un tiers de contractuels),

-  l'organisation de l’enseignement avec le système de semestres et unités de valeur,

-  la culture générale, essentielle au succès professionnel,

-  l'importance de la liaison entre enseignement et recherche ainsi que celle de la documentation. [12]


fig4
Figure 4 : Centre Benjamin Franklin 1980
Photographe UTC, Jean Pierre GILSON


1.3.1  Gouvernance

Depuis 2008, M. Pierre Charreyron est en charge de la présidence. Avec lui la gouvernance de l'université est assurée par différentes instances qui permettent d'associer les différents acteurs de l'UTC et leurs partenaires de l'industrie et des collectivités territoriales, aux décisions stratégiques de l'établissement : conseil d'administration, comité de direction, conseil scientifique, conseil des études et de la vie universitaire, comité d'hygiène et de sécurité, comité technique et paritaire, conseil de l'école doctorale...

Selon la dernière évaluation de la Commission de Titres d'Ingénieurs (CTI) en 2009,  l’Université de Technologique de Compiègne est un établissement public, à caractère scientifique, culturel et professionnel. A ce titre, elle dispose de l’autonomie administrative, financière et pédagogique. Elle a pour tutelle le Ministère en charge de l’Enseignement Supérieur.  [4]

Depuis sa création, presque 40 ans, l'UTC continue à être un modèle innovant avec ses propres caractéristiques. L’organigramme ci-dessous montre la composition de l’université et les différentes interfaces entre les services et les départements.

fig5

Figure 5 : Organigramme de l’UTC (janvier 2009) [24]


Actuellement, l'UTC compte au total du personnel de 850 personnes. Desquels 400 appartiennent au personnels administratifs et techniques et 450 sont du personnel enseignant et enseignants-chercheurs. [24]


1.3.2  Formation

      •  Etudes de l’ingénieur

L’UTC propose des formations d'ingénieurs dans les domaines suivants : Génie Biologique, Génie Informatique, Genie Mécanique, Genie des Systèmes Mécaniques, Génie des Procédés et Génie des Systèmes Urbains. La figure 6 montre les branches et filières proposées par l’UTC.

fig6

Figure 6 : Offre de formation de l’ingénieur à l’UTC [24]

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La formation à l'UTC commence avec un tronc commun, celui-ci correspond aux deux premières années du cycle d’ingénieur - Bac à Bac+2. Dans cette partie de leurs cursus, les étudiants abordent toutes les disciplines scientifiques et techniques : mathématiques, physique, chimie...méthodes et outils informatiques, conception mécanique, programmation… ainsi que sciences humaines et management.

 

Les étudiants choisissent ensuite la branche (Admission à Bac+2,3,4) qui correspond au cycle d'ingénieur de la formation. Les deux premiers semestres sont, en général, communs à l'ensemble des étudiants d'une même branche. Finalement l'étudiant choisit la filière qui souhaite poursuivre.

 

La figure 7 montre le schéma des études du niveau ingénieur.


fig7

Figure 7 : Schéma des études du niveau ingénieur [22]


L’Ecole Supérieur de Chimie Organique et Minérale (ESCOM) est un partenaire de l’UTC implantée sur son campus. Elles travaillent en collaboration en liant la chimie avec les technologies en génie chimie, biologique et des procédés ainsi qu'en projets communs de recherche. 

 

     •  Master sciences et technologies

 

La formation de master en sciences et technologies est une des offres de l'université. Ce master, à « dimension internationale », est décliné en 9 spécialités adossées aux pôles de compétitivité.

 

Le master forme principalement des « experts » compétents dans des situations professionnelles pointues, destinés à travailler dans des environnements pluridisciplinaires.

 

Le master est composé de 4 mentions et de 9 spécialités :

-  Mécanique et Systèmes : systèmes mécatroniques, élaboration des structures innovantes et durables,

Transformation et Valorisation Industrielles des Agro ressources : biotechnologies, technologies durables, génie des produits formulés,

-  Sciences, Technologies, Qualité, Santé : sciences et technologies pour la santé, management de la qualité,

-  Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication : systèmes intelligents pour les transports et innovation, connaissance, interaction [24]


fig8

Figure 8 : Schéma des études du niveau master [13]

Outre les formations du type ingénieur et master sont proposées :

-  la formation continue,

-  la Validation des Acquis de l'Expérience (VAE),

-  les licences professionnelles,

-  les mastères spécialisés.

 

1.3.3  Recherche

 

Au contact des unités de recherche et des réalités industrielles, l’école doctorale forme des docteurs polyvalents, tant par le contenu scientifique que par le devenir professionnel. L’école doctorale accompagne le projet de thèse de chacun de ses doctorants et facilite leur insertion professionnelle.

 

L'école doctorale de l'UTC propose des doctorats dans 6 champs disciplinaires, dans les domaines des sciences technologiques et des sciences humaines associés à 9 unités de recherche, lesquels sont décrits dans la figure 9.

La recherche à l’UTC est constituée de 3 axes de recherche : environnement, transports intelligents et sûrs et homme équipé ainsi que 2 pôles de compétitivité mondiaux : agro-ressources et i-trans.


fig9

Figure 9 : Formation par la recherche [25]



En 2011, l’UTC compte au total 4450 étudiants (dont 500 de l’ESCOM) : 3900 ingénieurs, 250 masters, et 300 doctorants. 15 % de la population totale d'étudiants  sont étrangers. L’UTC délivre 650 diplômes par an.[24]



1.4  Enjeux normatifs et sociaux

 

En ce début du 21e siècle, les enjeux des universités sont nombreux car elles doivent rester compétitives à tous les niveaux et également satisfaire les exigences des parties prenantes.


Enjeux normatifs

•   Qualité en recherche

 

Il s’agit de la démarche qualité en recherche visant à contribuer au progrès et à l’amélioration continue des pratiques scientifiques.

 

« L’évolution progressive des concepts dans le domaine de la qualité conduit à ne plus seulement considérer l'activité de recherche en terme simple de projet. Il s’agit en fait d’une activité délicate et complexe, associant homme et technologie, opérationnel et fonctionnel, individu et collectivité, rationnel et irrationnel dans le contexte global de l’entité de recherche ». [14]

 

D’autre part, des recommandations ont été élaborées pour les chercheurs et les équipes de recherche concernant la maîtrise des risques lors de la conduite d’une activité de recherche, dans le cadre d’un réseau. [15]

 

   Références et lignes directrices sur l’enseignement supérieur

 

Le Comité National d’Evaluation (CNE), par l’intermédiaire de l'Association européenne pour l'assurance qualité dans l'enseignement supérieur  (ENQA), met en évidence des références, des procédures et des lignes directrices sur l’assurance qualité dans l’enseignement supérieur.

 

Leur objectif est de fournir une aide et un conseil aux établissements d'enseignement supérieur pour ses activités tant en interne qu'en externe. [8]

 

Enjeux sociaux

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      Attractivité de l’enseignement pour les étrangers

 

Entre 1999 et 2009, le nombre d'étudiants étrangers dans l’enseignement supérieur français est passé de 161 000 à 278 000, progressant ainsi de 73 %. Les étudiants originaires d’Afrique représentaient 44 % des étrangers tandis que les étudiants venant d’Asie, en progression, atteignaient 24 %. Les étudiants étrangers sont, proportionnellement, plus nombreux dans les cursus master et doctorat qu’en licence. [19]

 

   •   Valorisation du diplôme de l'enseignement supérieur

 

Depuis des décennies, avoir un diplôme de niveau bac + 5 se révèle un meilleur atout, (en termes d’accès à l’emploi, de contrat de travail, de position professionnelle ou salariale) que de détenir un diplôme bac + 2. Toutefois, l'insertion professionnelle n'est pas homogène. Le niveau et la filière de formation détermine donc la réussite. Les diplômés en Droit, Économie, Gestion et en Sciences, Technologies, Santé - notamment Informatique - sont ceux qui s’insèrent le mieux sur le marché du travail. [19]

 

   •   Responsabilité sociétale des organisations

 

Dans ce cadre s'inscrit la responsabilité sociétale de tout organisme public ou privé. Au travers de la norme ISO 26000, cette responsabilité se concentre sur l'organisation et les relations avec les parties prenantes ; l'objectif majeur sera de contribuer au développement durable, ainsi qu’à la santé et au bien être de la société. A ce titre la responsabilité sociétale des organisations est devenue un concept de plus en plus important, tant dans le monde que dans l'Union Européenne et s'inscrit dans le débat sur la mondialisation, la compétitivité et le développement durable. [16]

 

      Classements

 

Aujourd'hui, les classements sont assez importants pour les universités, car ils fournissent une référence par rapport aux autres universités, en fonction de la formation, la recherche ou encore l'ouverture internationale. Les classements sont variés, à titre d’exemple on peut citer :

-  le Top 10 du classement des 100 meilleures écoles d'ingénieurs [L'Usine Nouvelle],

-  le classement SMBG,

-  le palmarès de l'hebdomadaire l'Express,

-  le trophée ISO pour l'enseignement supérieur en normalisation. [24]

 



Chapitre II


Méthode d’élaboration d’un autoréférentiel


2.1 Clarification de la problématique


L'intérêt de ce projet est certainement d’innover et de trouver une façon originale d'identifier ce qui est et ce que prétend être l'Université de Technologie de Compiègne. La compétition dans l'offre de formation est assez forte tant en France qu’à l'étranger. Il faut donc améliorer et innover continuellement pour rester compétitif sur le marché.


2.1.1 Identification de la mission et les livrables (PDS)

 

Une planification dynamique stratégique (PDS) a été élaborée pour connaître les axes de développement de l'UTC dans une logique d'amélioration continue et d'innovation constante.

fig10

Figure 10 : Planification Dynamique Stratégique (PDS) [9]


La mission, la vision et les valeurs sont clairement définies pour l'UTC. Il faut, cependant, que cette information soit largement diffusée d'abord en interne et ensuite en externe pour renforcer sa communication.


2.1.2  Cadrage du problème (QQOQCP)

 

Afin de permettre de clarifier la problématique, de connaître les acteurs ainsi que les enjeux principaux, un QQOQCP a été élaboré. Cet outil aidera à mettre en place les dispositifs nécessaires pour le développement du projet.


fig11

Figure 11 : Clarification de la problématique (QQOQCP) [9]


2.2  Intérêts et enjeux de la mission


2.2.1  Référentiel d’auto-évaluation

 

Tout d'abord, il est important d'expliquer la définition d'un référentiel qualité et ses différents composants :

 

« C’est la définition explicite de la qualité adoptée par l’institution, l’ensemble des valeurs et/ou d’objectifs qu’elle se donne dans le cadre de ses missions pour répondre aux attentes légitimes de ses usagers et partenaires ainsi que de ses personnels. Le référentiel qualité peut se décliner en un ensemble de références et critères accompagné de règles d’interprétation » Note : Projet Tempus AQI-UMED

 

Référence (en anglais « Standard ») :

« Une référence traduit en action une valeur que se donne l’institution. Il s’agit donc d’identifier les actions concrètes qui vont concourir au meilleur niveau possible de réalisation de cette valeur ».

 

Critères :

« Un critère constitue un élément qualitatif ou quantitatif qui permet d’apprécier le niveau de mise en œuvre d’une référence ». [21]

 

Les principales raisons qui ont conduit à la réalisation du référentiel au sein de l'Université de Technologie de Compiègne sont :

fig12

Figure 12 : Principales raisons de l’élaboration du référentiel [9]

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Dans cette logique d'innover et d'améliorer continuellement, l'UTC cherche à avoir son propre autoréférentiel permettant de communiquer efficacement auprès des parties intéressées. Réaffirmant la liaison structurelle entre la formation, la recherche et la relation à l'entreprise et prenant en compte le fait que l'étudiant est au cœur des activités telles que l'enseignement, la recherche et l'accompagnement.


2.2.2  Différents guides d’auto-évaluation

 

Les intérêts de l'élaboration d'un autoréférentiel étant identifiés, il faut que les exigences des guides de l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES) [1] et de la Commission de Titres de l’Ingénieur (CTI) [3] soient respectées car ce sont ces instances qui habilitent la délivrance des diplômes.

Il est judicieux de mentionner qu'en plus de l'AERES et de la CTI, il y a d'autres guides ou documents qui ont été élaborés par des organismes ou des universités qui pourront apporter des éléments utiles à la création de l’autoréférentiel. Une recherche bibliographique a permis de les identifier :


 

Document

 

Organisation

Année de publication

Nb de pages

 

Guide d’auto-évaluation à l’intention des facultés [5]

 

 

Université de Lausanne (UNIL)

 

2007

 

55

 

Les références de l’assurance de la qualité dans les établissements d’enseignement supérieur [7]

 

 

Comité National d’Evaluation (CNE)

 

2003

 

28

 

Critères d'auto-évaluation d'une faculté [26]

 

 

Université Libre de Bruxelles

 

2008

 

7

 

Références et lignes directrices pour le management de la qualité dans l’espace européen de l'enseignement supérieur [8]

 

 

European Association for Quality Assurance

in Higher Education (ENQA)

 

2006

 

51

 

La stratégie en matière de recherche de l’université de technologie de Compiègne [2]

 

 

Université de Technologie de Compiègne (UTC)

 

2011

 

57


Figure 13 : Documents et guides développés par d’autres organisations [9]

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2.2.3  Identification des parties prenantes

 

Le terme « parties prenantes » peut être défini comme suit : « Individu ou groupe pouvant affecter ou être affecté, directement ou indirectement, dans le court terme comme dans le long terme, par les stratégies, les actions, les messages (et leurs conséquences), que l’organisation met en œuvre pour atteindre ses objectifs ». [16]

 

Un individu (ou un groupe d’individus) peut appartenir à plusieurs catégories de parties prenantes simultanément.

 

La prise en compte des attentes de toutes les parties prenantes est, dorénavant, un élément important pour l’élaboration des politiques et stratégies des organisations.

fig13

Figure 14 : Parties prenantes de l’organisation [16]